Les animaux de basse-cour en Egypte
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En Egypte ancienne, à l'Ancien Empire, la domestication de la volaille commence sous la forme de grandes oies blanches . Les animaux de basse-cour en Egypte. Volaille : domestication de l'oie grise . La poule apparaîtra au Nouvel Empire. Par contre, d'énormes quantités d' oiseaux migrateurs sont capturées au filet. Egypte antique. Volaille : les pigeons. Dans les volières pour approvisionner les offrandes, des tourterelles étaient détenues après avoir été capturées en pleine migration. Elles n'ont rien de commun avec les pigeons domestiques qui se nourrissent de blé et sont plus nuisibles qu'utiles. Les ancêtres de ceux-ci, les pigeons de roche, nichent dès les temps anciens dans des bâtiments. En ce qui concerne les oiseaux familiers, il faut souligner la domestication de l'oie grise. Elle fut une conséquence - il ne faut pas le dissimuler - des besoins du culte en matière d'offrandes de volailles, encore que, chaque année, des quantités énormes d'oiseaux migrateurs fussent capturées au filet. Les premières manifestations de domestication se présentent sous la forme de grandes oies blanches, déjà à l'Ancien Empire. Une scène d'offrande du Nouvel Empire montrant des oies domestiques jeunes et vieilles aux couleurs bigarrées prouve que leur domestication est achevée. Dans le Ouadi Toumilat, on éleva, de l'époque perse à l'époque romaine, des oies domestiques qui surpassèrent en grosseur tout ce qu'on a pu connaître jusqu'ici en fait d'oie de la préhistoire et de la protohistoire. Et les pigeons ? On est étonné de constater que, dans les volières destinées à approvisionner les tables d'offrande, c'étaient la plupart du temps des tourterelles qui étaient détenues après avoir été capturées en pleine migration. Elles n'ont rien de commun avec les pigeons domestiques qui, aujourd'hui, depuis les tours-colombiers qu'on leur construit, fondent sur les blés et sont plus nuisibles qu'utiles. Les ancêtres de ceux-ci, les pigeons des roches, nichèrent dès les temps anciens dans des temples et d'autres bâtiments. Quant à la poule, elle n'apparaîtra qu'au Nouvel Empire. Aujourd'hui, les poules sont indissociables du décor de chaque village, tout comme les dindes et les canards de Barbarie récemment importés d'Amérique, ainsi que les canards domestiques communs et les oies, ou encore les oies bossues d'Extrême-Orient, les gamouses (buffles d'eau) originaires des Indes et les maigres bœufs à courtes cornes qui, alternativement, actionnent les saqias, les dromadaires et les ânes qui disparaissent sous leur charge, les chevaux de type oriental, les moutons et les chèvres, et enfin les chiens faméliques et les chats galeux.
| L'agriculture en egypte | |||
© Manon de Boisemont 2007