Le vizir en Egypte antique

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Le vizir a la plus haute charge administrative du pays. Le vizirat peut être considéré comme le trait d'union entre l'administration centrale et l'administration territoriale de l'Etat. L'étendue des tâches du vizir était considérable : responsable de la coordination de toute l'administration, le vizir contrôle les monopoles étatiques. C'est aussi la plus haute instance judiciaire et il tient le registre des peines et surveille même l'arpentage des champs ! La plus haute charge administrative, celle de vizir, attestée depuis le début de l'Ancien Empire, peut être considérée comme le trait d'union entre l'administration centrale et l'administration territoriale de l'Etat. Le vizir était le représentant du Pharaon, et par conséquent sa charge, attestée depuis le Pharaon Snéfrou, ne pouvait être exercée au début que par des « fils du roi ». Les « instructions de service pour le vizir », transmises dans des tombes de vizirs appartenant aux 18e et 19e dynasties (bien qu'il faille presque certainement les dater de la 13e dynastie) nous renseignent bien sur l'étendue des tâches du vizir. Il était responsable de la coordination de toutes les charges administratives, surveillait les monopoles étatiques, était la plus haute instance judiciaire et tenait le registre des peines. Il présidait les collèges de districts, faisait appliquer les testaments et supervisait l'arpentage des champs. L'administration de l'armée à l'intérieur du pays entrait aussi dans ses attributions, ainsi que la police et la surveillance de l'économie et des finances. Les travaux qui touchaient à l'irrigation et aux champs se faisaient aussi sous sa direction. Ses titres de « directeur de la politique », de « conseiller secret de tous les ordres du roi », de « véritable supérieur des Grands », de « directeur de tout le pays » et de « compagnon du Pharaon dans l'acte de conseiller » expliquent son rôle de représentant du Pharaon en l'absence de celui-ci. Le vizirat fut partagé en deux offices, l'un de Basse Egypte, l'autre de Haute Egypte, sans doute déjà sous la 13e dynastie, mais en tout cas certainement sous Thoutmosis III.

L'agriculture en egypte

© Manon de Boisemont 2007