La police, le droit et l'ordre public en Egypte ancienne
Cliquez pour lire la bande dessinée de style égyptien !
Pour faire observer les lois et les prescriptions légales, mais aussi pour mener à bonne fin et pour contrôler les procédures administratives telles que par exemple la perception des impôts, on enrôla depuis l'Ancien Empire des policiers qui étaient, sur le plan de l'organisation, bien distincts des militaires. Leur principale mission consistait sans doute - maintes illustrations, déjà dans les tombes de l'Ancien Empire; le prouvent - à améliorer à coups de bâton le rendement des rentrées d'impôts, à ramener les esclaves fugitifs et à contrôler le poids des marchandises (comme le pain par exemple). En tant qu'organe exécutif de l'administration et de l'économie, cette force publique, avec ses bâtons, était un élément inamovible du paysage quotidien en Egypte. Depuis le Nouvel Empire, la police se recrutait essentiellement parmi les hommes de souche nubienne, les Medjaï, de sorte que ce nom qui désigne leur origine fut bientôt étendu à l'ensemble des policiers, même à ceux d'origine égyptienne. A Deir el-Médina, on a conservé de nombreux documents sur les Medjaï enrôlés pour protéger le village des artisans et les tombes royales. Tous portent pourtant des noms égyptiens. Une des tâches principales de cette police du désert, stationnée dans des postes spéciaux disséminés sur l'ensemble du pays, était d'assurer en plus la sécurité des frontières et des pistes du désert, une activité qui était exercée déjà à l'Ancien et au Moyen Empire par les « chasseurs du désert », équipés de chiens. Ils protégeaient les caravanes des attaques surprises, cherchaient les criminels en fuite et chassaient quelquefois le gibier du désert pour remplir les garde-manger de leurs supérieurs.
| L'agriculture en egypte | |||
© Manon de Boisemont 2007