Egypte Peuples de la Mer 

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Egypte Peuples de la Mer. L' Egypte antique appelait « Peuples de la Mer » (ou « Peuple du Nord ») les populations qui déferlent par voie terrestre et maritime sur l'Anatolie et la Méditerranée orientale au cours du 13ème siècle. Alors que les royaumes d'Asie mineure ne purent enrayer l'invasion de ces populations hostiles, les Peuples de la Mer virent leur avancée stoppée par les armées égyptiennes, nombreuses, et surtout mieux organisées. Incapables de conquérir l' Egypte malgré des alliances avec des peuples asiatiques, les Peuples de la Mer harcelèrent sporadiquement les côtes égyptiennes au cours des XIXè et XXè dynasties. Deux tentatives d'invasion d'envergure eurent lieu durant les règnes de Mérenptah et de Ramsès III et furent toutes deux des échecs qui forcèrent les Peuples de la mer à trouver leur salut dans les îles méditerranéennes ou en se sédentarisant dans les territoires conquis. On attribue généralement aux Peuples de la mer, la chute de l'empire hittite, l'anéantissement de grandes cités d'Asie mineure et la destruction des villes de Chypre. Des habitants du Nord vinrent par mer de leur pays. Déjà au 14e siècle, puis plus nettement à l'époque même de Ramsès II, des membres d'une tribu, les Shardanes, sont mentionnés tout d'abord comme prisonniers, puis comme soldats dans l'armée égyptienne. On se rend compte d'après un contexte postérieur qu'ils appartenaient à un mouvement de populations qui provoqua des bouleversements profonds dans les îles de la Méditerranée orientale et dans le Proche Orient en général. Venant par vagues d'abord pour effectuer plutôt des razzias, ensuite pour chercher des possibilités d'établissement avec leurs femmes, leurs enfants et tout leur avoir, les Peuples de la Mer passèrent des côtes de l'Asie mineure aux territoires côtiers du sud. On pense reconnaître dans la première vague de ces « habitants du nord » - Shardanes, Shékelesh et Toursha - les futurs habitants des îles occidentales de la Méditerranée, Sardaigne et Sicile, et du pays étrusque, tandis que les Louca donnèrent leur nom à l' Lycie sur la côte sud-ouest de l'Anatolie et que les Poulsata ou Philistins donnèrent le leur à la Palestine. Le royaume hittite ne survécut pas à l'invasion des Peuples de la Mer, mais les villes des petits Etats du Croissant fertile disparurent aussi dans un incendie qui a laissé aujourd'hui encore, des traces archéologiques. « Aucun pays ne pouvait s'opposer à leurs armes », signale Ramsès III. Seule l' Egypte parvint à résister à ces peuplades lors des batailles navales livrées dans le delta du Nil. Mais on ne pouvait pas empêcher la colonisation des territoires d'Asie antérieure, du sud de la Palestine placée encore sous l'hégémonie égyptienne. Ils sont venus en Egypte afin de trouver de la nourriture pour leur bouche. A l'époque ramesside, l' Egypte ne subit pas seulement une pression venue du nord et du nord- est, mais ses frontières nord-ouest n'étaient plus sûres non plus. Des Libyens de souche aux noms divers tentèrent à plusieurs reprises de passer le mur de forteresses égyptiennes qu'on avait renforcé au début de l'époque ramesside. Merenptah - le treizième fils dans la grande foule des rejetons de Ramsès II et son héritier au trône - puis Ramsès III menèrent plusieurs guerres contre les Libyens. Les Libyens se manifestèrent en partie en même temps que les groupes des Peuples de la Mer ; ils avaient eux aussi l'intention de se fixer en Egypte. Malgré de sérieux revers, ils parvinrent à s'établir solidement dans les territoires frontaliers occidentaux, le long du Delta jusqu'en Moyenne Egypte. Selon l'usage égyptien, ils furent fixés sous forme de colonies militaires. C'est de ces gens appelés Meshouesh que proviennent les pharaons de la 22e dynastie. Mille ans d'occupation étrangère, de la 21e dynastie à l'époque ptolémaïque (1070-30 avant J.-C.) ; l'étalage des succès militaires sur les Libyens et les Peuples de la Mer dans le temple funéraire de Ramsès III à Médinet Abou est propre à dissimuler aux yeux une série de difficultés qu'on ne réussira plus jamais à supprimer totalement dans les mille ans à venir.

L'agriculture en egypte

© Manon de Boisemont 2007