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Une autre particularité climatique de l' Egypte provient de la déviation que chaque courant venteux subit du fait de la rotation de la terre. Dans l'hémisphère nord, cette déviation s'exerce vers la droite : cette particularité climatique de l' Egypte fait que les vents qui retournent des zones de haute pression vers l' équa teur ne soufflent pas du nord vers le sud en ligne directe mais apparaissent comme des vents d'est ou de nord-est. Après des années, voire des décennies de sécheresse, de brèves pluies torrentielles peuvent survenir. À la vitesse de 150 km/h, le vent arrache les feuilles des arbres et donne au ciel une teinte orange foncé l'air se charge de poussière ce qui rend la respiration oppressante. Elles déplacent d'énormes masses de sable qui, après le tarissement du flux, restent sur place et peuvent modifier complètement le sol des vallées ou celui des cuvettes fermées. Pendant ces cinquante jours l'Égypte connaît quelques violents orages, symbolisés par Seth le dieu des Hyksos. Ces violentes et exceptionnelles trombes remplissent rapidement les lits asséchés des cours d'eau ou creusent dans les couches de sable meuble des ruisseaux aux rives escarpées, profonds de plusieurs mètres. Lorsqu'on établit une moyenne sur un temps assez long, ces pluies atténuent dans les statistiques l'absence totale de pluviosité qui sévit effectivement pendant de nombreuses années. En été, la température est élevée, mais une brise régulière du nord rafraîchit l'atmosphère, si bien que cette chaleur sèche est plus supportable qu'une chaleur humide. Elle atteint encore un millimètre à Louxor, cependant qu'il ne pleuvait pratiquement jamais à Assouan avant la création du lac Nasser (lac de retenue du grand barrage). Ce grand soleil, cette chaleur sèche n'ont pas été sans influer sur les mœurs des anciens Égyptiens : le besoin de vêtements ne se faisait guère sentir, mais la perruque était utile pour se protéger des rayons du soleil. Les masses d'air qui parviennent en Egypte ne survolent sur leur chemin que des terres pauvres en eau, les bains et les soins de la toilette rafraîchissaient l'épiderme, tandis que les fards, les cosmétiques, les parfums protégeaient la peau et les yeux de la réverbération solaire, et masquaient l'odeur de la transpiration. Si Alexandrie, à cause de sa situation côtière, connaît quand même une moyenne de précipitations annuelles de 190 mil limètres. C'est aussi pour recueillir quelque fraîcheur que l'on construisait en briques épaisses, que l'on travaillait sous les vérandas, que les gens aisés cachaient leurs demeures dans la verdure des jardins. si bien qu'elles peuvent absorber d'au tant plus d'humidité et empêchent les précipitations. (à titre comparatif: 750 mm pour le centre de l'Europe), cette moyenne tombe à 24 millimètres au Caire.
| L'agriculture en egypte | |||
© Manon de Boisemont 2007