Le papyrus en Egypte ancienne
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Les hiéroglyphes étaient une écriture monumentale, c'est-à-dire gravée sur bois ou sculptée dans la pierre. Pour l'usage quotidien, on avait cependant besoin d'un support d'écriture plus maniable. En même temps que leur écriture, les Egyptiens inventèrent donc le papyrus, papier de l'Antiquité. La récolte des tiges de papyrus est l'un des thèmes des peintures des tombes égyptiennes, mais non la confection des rouleaux de papyrus. Les descriptions de Pline et les tentatives d'imitation modernes permettent néanmoins de reconstituer l'opération. La moelle des plantes était coupée en fines bandes qui étaient disposées en deux couches superposées, l'une horizontale et l'autre verticale. A force d'être pressées et battues, les deux couches adhéraient l'une à l'autre, car la plante contient suffisamment de sève agglutinante. Le papyrus séché était lissé avec une pierre et, enfin, rogné sur les côtés. Le format des feuilles oscillait entre 50 à 20 centimètres en hauteur et 40 à 15 centimètres en largeur. Pour de plus longs textes, plusieurs feuilles, le plus souvent vingt, étaient collées bout à bout de façon à former un rouleau. On écrivait d'abord sur la face aux fibres horizontales, qui était ensuite enroulée vers l'intérieur (recto) ; cependant, par souci d'économie, les scribes utilisaient aussi fréquemment la face extérieure (verso). Souvent, ils effaçaient de vieux rouleaux et ils y écrivaient de nouveau - c'est ce qu'on appelle des palimpsestes. Leur matériel à écrire consistait en un étui à roseaux, un récipient à couleur, un bol pour l'eau et une palette à deux cavités pour le délayage des encres rouge et noire obtenues, respectivement, à partir du noir de fumée et de l'ocre rouge. On écrivait de droite à gauche, d'abord en colonnes puis, à partir du Moyen Empire, l'époque classique, en lignes horizontales. Les scribes inscrivaient en rouge les titres et tous les passages à mettre en évidence.
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© Manon de Boisemont 2007