Les Hittites en Egypte
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Les Hittites sont un peuple rattaché aux Indo-européens. Les Hittites envahirent l' Asie Mineure et soumirent le peuple autochtone, les Hattis. Les Hittites empruntèrent, à ces derniers différents dieux, mythes et rites. De ce mélange naquit une civilisation florissante , qui perdurera jusqu'au VIIIè siècle avant J.-C. Outre sa grande puissance militaire, la civilisation hittite, semble avoir été très marquée par une grande tolérance, aussi bien religieuse, que sociale. De nombreux vassaux égyptiens agrandissaient leur territoire aux dépens d'autrui ; quelques-uns firent appel à une aide militaire pour se défendre. Cette situation concernait avant tout le Mitanni allié que les Hittites harcelaient de plus en plus. Ces nouvelles ne restèrent pas sans écho à la cour égyptienne qui n'apprécia cependant pas à sa juste valeur toute la gravité menaçante de la situation. Non seulement les Hittites poursuivaient la conquête du Mitanni, mais ils continuaient aussi à débaucher les vassaux des Egyptiens. Après la chute du royaume du Mitanni, un conflit entre l' Egypte et les Hittites était inévitable. Les partisans de la restauration expliquaient les échecs de la défense des intérêts égyptiens dans le Proche Orient comme une punition pour avoir péché contre les anciens dieux. C'est dans ce climat qu'une lettre arriva alors à Hattousa, la capitale du royaume des Hittites, lettre dont le contenu ouvrait les perspectives les plus inouïes d'hégémonie politique universelle. Une reine égyptienne priait le roi des Hittites de lui envoyer un de ses fils qui deviendrait pharaon « car mon époux est mort et je n'ai pas de fils ». N'importe laquelle des reines d'Amarna aurait pu en être l'expéditrice. Malheureusement, la lettre est seulement citée par les annales hittites qui ne donnent pas le nom de la reine concernée. La grande majorité des spécialistes ont tendance aujourd'hui à attribuer ce billet particulièrement explosif à Ankhésenamon, la veuve de Toutankhamon. L'axe Hattousa-Memphis ne se réalisa cependant pas. Alors que la demande de l' Egypte était pressante, Souppilouliouma, le roi des Hittites, trouvait vraiment trop aventureuse cette offre de l'autre grande puissance, et il hésitait. Et il aurait mieux fait de rester réticent. En effet, après qu'il eut finalement laissé son fils Zannanza faire le voyage, ses pressentiments de ruse et de trahison se confirmèrent : Zannanza fut assassiné. Il fut probablement la victime d'une conspiration d'Aï et d'Horemheb qui montèrent alors successivement sur le trône. Aux 13e et 12e siècles avant J.-C., la politique extérieure de l' Egypte dut relever deux défis qui s'enchaînent en partie, c'est-à-dire les conflits avec les Hittites d'une part, avec les Libyens et les Peuples de la Mer de l'autre. Les rois qui prétendaient au trône en ce temps-là eurent une prédilection pour le nom de naissance « Ramessou » (Rê l'a engendré), qui se prononce « Ramsès » en grec, de sorte que les 200 dernières années environ du Nouvel Empire, englobant donc les 19e et 20e dynasties, sont considérées comme l'époque ramesside. Comme Horemheb allait mourir (en 1305) sans avoir d'enfant pour hériter du trône, il décida de désigner pour successeur le généralissime Paramessou.
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© Manon de Boisemont 2007