Grands Animaux en Egypte
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En Egypte, les grands animaux typiques du désert sont en voie de disparition. Les grands animaux d' Egypte antique étaient les éléphants, les rhinocéros, les girafes, l' oryx, l' antilope sabre, l' antilope addax, l' ibex, l' onagre de Nubie, le bubale nord-africain, la gazelle dorcas, l' arui et l' autruche. En Egypte ancienne, les grands animaux (éléphants, rhinocéros et girafes) s'établirent dans les vallées aussi longtemps que celles-ci fixèrent une végétation suffisante et bien sûr des points d' eau importants. Au début de l' Ancien Empire, ces grands animaux durent se retirer vers le sud de l' Egypte, par suite de la détérioration du climat. A l'origine, lorsque l'assèchement du Sahara était loin d'avoir progressé au point de faire de celui-ci une contrée tout à fait désertique, la faune éthiopienne contribua à enrichir la multiplicité des espèces animales d'Egypte et aussi des déserts avoisinant la vallée du Nil, tant le désert arabique à l'est que le Libyque à l'ouest. Des éléphants, des rhinocéros et des girafes se maintinrent dans les oueds aussi longtemps que ceux-ci conservèrent des points d'eau et une végétation suffisante. Mais, dès le début de l'Ancien Empire, ces animaux durent se retirer vers le sud, par suite de la détérioration du climat. Un petit nombre de grands ongulés, comme la rouanne (antilope chevaline) et la gazelle de Soemmering, continuèrent peine plus longtemps à être figurés sur les représentations murales de l'Ancien Empire. C'est donc de Nubie que les pharaons du Nouvel Empire faisaient venir des espèces appartenant à la faune éthiopienne. Les grands animaux typiques des déserts égyptiens - qui n'ont disparu qu'à l'époque moderne ou bien sont en voie d'imminente extinction - sont : l'oryx blanc ou antilope sabre, l'antilope addax et l'oryx algazel dans le désert Libyque, l'ibex et l'onagre de Nubie dans le désert arabique, ainsi que, à l'est comme à l'ouest du Nil, le bubale nord-africain, la gazelle dorcas, l'arui (mouflon à manchettes) et l'autruche. Les scènes murales représentent la chasse et la capture de ce « gibier du désert », son transport, sa détention et sa présence dans les processions d'autres animaux offerts en sacrifice - bœufs et volailles. Le succès des procédés d'engraissement de ces animaux, dont témoignent les scènes murales, suppose une certaine expérience de leur domestication. Les anciens Egyptiens désignaient ce « gibier » par les mêmes hiéroglyphes que les véritables animaux domestiques, mais ils le distinguaient globalement de ceux-ci par l'adjonction des mots « du désert ». Plutôt que de comprendre « gibier du désert » l'expression ainsi formée, comme on le fait généralement, on peut donc la traduire par « animaux domestiques du désert », si ce n'est qu'on ne désignait pas ainsi le gibier de chasse. Quoi qu'il en soit, l'attribution d'un nom à ce groupe d'animaux souligne sa spécificité. Dans les scènes processionnelles, c'est l'oryx qui ouvre leur marche ; cependant, les ossements retrouvés n'ont confirmé ni la prédominance de celui-ci, ni la grande importance de l'ensemble du groupe. Ils mettent plutôt en avant le bubale.
| L'agriculture en egypte | |||
© Manon de Boisemont 2007