Commerce en Egypte de la p réhistoire
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L' Egypte antique fait du commerce pendant la Préhistoire, mais uniquement une sorte de troc. Il n'y avait guère de commerce à longue distance, organisé en Egypte ancienne. Les ustensiles et les matériaux de la Préhistoire qui n'étaient pas disponibles sur place étaient obtenus par échange (troc). Le commerce se faisait à la pièce ou en petites quantités. Pourtant, même dans cette forme relativement primitive de commerce, il y eut des variations selon l'époque et le lieu, dues aux modes et usages changeants. Plus tard, les Egyptiens entretiendront des contacts avec la Palestine, la Haute Egypte et la Libye. Ils exporteront des céréales et importeront du cuivre du Sinaï, de la graisse, de l'huile, des aromates… Le complexe de Maâdi, à une dizaine de kilomètres au sud du Caire, émerge de part sa forte culture avant la période des Nagada, et donne son nom à la culture pré-dynastique de Maâdi-Bouto. Probablement reliée au Fayoum et à Merimdé (culture datée d'environ 500 ans plus tôt), les cultures sont en plusieurs points semblables, sans comporter pour autant pour Maâdi la stratification sociale de Merimdé, les activités guerrières et conquérantes, la stratégie d'expansion de Nagada, mais avec une forte volonté de développement commercial. La culture artistique de Maâdi est caractérisée par la présence de têtes de massues en forme de disque, de palettes et de vaisselle de pierre, ainsi que du cuivre. Le commerce : on doit se représenter le commerce néolithique en Egypte comme du troc. Il n'y avait guère de commerce à longue distance, organisé, comme nous pouvons le conclure de l'absence de dépôts de matières premières et de produits finis dans les agglomérations. Les ustensiles et les matériaux qui n'étaient pas disponibles sur place étaient obtenus par échange, à la pièce ou en petites quantités. Pourtant, même dans cette forme relativement primitive de commerce, il y eut des variations selon l'époque et le lieu, dues aux modes et usages changeants. C'est ainsi que, dans la phase ancienne du Néolithique, les roches schisteuses de Haute Egypte atteignirent la lointaine Basse Egypte et qu'elles servirent là à la fabrication de haches et de têtes de massue. En Haute Egypte, pour citer un autre exemple, on porta fréquemment en collier des coquillages de mer et on les déposa aussi dans les tombes ; ils étaient l'objet de commerce, par les oueds, en direction des principales zones de diffusion des cultures de Tasa et de Badari. La partie de la population qui chassait bien loin de la vallée du Nil contribuait de façon non négligeable à fournir ces coquillages. Pourtant, aucune route ne prit le caractère d'une voie commerciale régulière, car les importations néolithiques restaient limitées à des besoins secondaires et éphémères. Ceci changea rapidement avec le début du travail du métal, car ce travail requérait un afflux constant et important de matières premières. Au Chalcolithique, on dut d'abord organiser des expéditions qui rapportaient le minerai tant désiré de régions lointaines, comme la péninsule du Sinaï. Preuves de ces entreprises concertées : les grands dépôts de matières premières comme on en connaît à Maadi. Le commerce à longue distance qui apparut alors ranima aussi les relations depuis longtemps interrompues avec l'Asie du sud-ouest, d'où venaient de nombreuses importations, et des contacts se nouèrent aussi à cette époque avec les cultures citadines naissantes de Mésopotamie. Comme témoins significatifs de cette période de commencements, il y a les modèles en argile et en pierre de bateaux aux nombreuses rames qui apparaissent pour la première fois dans les cultures de Maadi et de Nagada. Leurs prototypes pouvaient sans aucun doute servir non seulement à la navigation fluviale, mais encore au commerce le long des côtes. Les connaissances géographiques de l'Ancien Empire sont à cette époque déjà formées dans leurs grandes lignes . Malgré ses ouvertures "internationales", le Maâdi cédera sous la culture gerzéenne, probablement liée elle-même à celle de Nagada, et profitant des accès et routes du commerce de Maâdi.
| L'agriculture en egypte | |||
© Manon de Boisemont 2007