L'agriculture en Egypte ancienne

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L' Egypte ancienne et l' agriculture : Les agriculteurs forment la classe la plus nombreuse, mais ils sont méprisés par le reste de la société, même si l' agriculture en Egypte est l'un des principaux soucis du pharaon. Durant la période de l' inondation, les agriculteurs travaillaient à de grands projets comme la construction d'une pyramide. Il faut souligner le dénuement des outils des agriculteurs de l'époque, tous en bois ou en pierre. La houe pour labourer, l' araire pour fendre la terre, la faucille en bois munie d'une lame de silex, ou la faucille en bronze à partir du Moyen Empire, pour faucher le blé. L' agriculture en Egypte antique n'est pas de tout repos. Les fruits représentaient une autre part essentielle de l'ali­mentation. Dès l'Ancien Empire, les Égyptiens mangèrent les figues du sycomore, les figues de Barbarie, les fruits de l'argalon (épine du Christ), ceux du perséa et du balanitès. Les dattiers, les palmiers-doum et les arganiers fournissaient aussi des fruits. Souvent, les jardins étaient plantés à la fois d'arbres fruitiers et de treilles. Au Nouvel Empire fut intro­duite une nouvelle espèce de fruit importée de Syrie, la gre­nade. Les pommes furent également cultivées à cette époque, mais apparemment sans grand succès. L'Égyptien avait besoin d'huiles végétales pour les préparations culinaires autant que pour les soins du corps ou encore la composition de parfums et d'onguents. Il extrayait ces huiles de plantes indigènes, le ricin, l'olivier, le balanitès et aussi le fenugrec. Dès le Nouvel Empire, la culture de plantes oléagineuses telles que le sésame, le carthame et les olives fut introduite. Il est probable qu'on utilisait aussi, en petites quantités, les graines de plantes sauvages comme la coloquinte ou la ravenelle (radis sauvage). Les vêtements étaient exclusivement confectionnés en fibres de lin. Aussi les champs de lin, avec leurs teintes bleu-clair lors de la floraison, doivent avoir occupé une grande partie de la surface cultivable. Comme plante de culture, le coton n'est attesté en Egypte pour la première fois qu'au second siècle av. J.-C. Même dans les siècles suivants, il ne joua qu'un rôle minime. Sa culture ne commença son essor qu'avec l'introduction d'espèces d'origine américaine. Les vêtements de lin étaient presque exclusivement blancs. Seules quelques fibres étaient teintes, celles qui étaient tissées sur les bords ou servaient de broderies. On extrayait la couleur bleue d'une espèce locale d'indigotier ; le rouge et le jaune provenaient du carthame. Les cosméti­ques étaient également colorés : à cette fin on employait du henné et de l'orcanette. Les substances aromatiques entrant dans la composition de ces produits de beauté étaient aussi d'origine végétale. Une grande part des objets à usage domestique, comme les paniers, les sacs, les nattes, les cribles ainsi que les cordes, étaient fabriqués avec de l'alfa égyptien, différentes sortes de roseaux, des tiges de Ceruana pratensis (une composacée) ou des feuilles de palmiers coupées en bandes.

L'agriculture en egypte

© Manon de Boisemont 2007