Les bijoux de la préhistoire en Egypte

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Mis à part les objets d'usage ordinaire en Egypte antique, on trouve de nombreux bijoux datant de la préhistoire. C'est grâce à la coutume du culte des morts qui consiste à placer du mobilier d'offrande dans les tombes. En Basse Egypte, cette coutume n'existait pas. Aussi, on n'a pu y trouver que quelques objets de parure isolés. Par contre en Haute Egypte, il y a de nombreux bijoux de la Préhistoire. M atériel abondant et varié dans des tombes luxueusement pourvues de cette région : colliers de coquillages marins, aiguilles, pendentifs, peignes en os, en ivoire ou en écaille de tortue, perles façonnées dans de la cornaline ou dans les coquilles des œufs d' autruche. Des objets courants ont été traités avec tant de talent qu'on peut les considérer comme des bijoux de prestige de la Préhistoire  : manches d' ivoire ou d' or des couteaux de silex, des têtes de massue avec des scènes en relief. Si nous avons retrouvé des bijoux, c'est en grande partie à cause de la coutume due au culte des morts de placer du mobilier d'offrande dans les tombes. Ainsi s'explique que, des cultures de Basse Egypte et du Fayoum où cette cou tume n'existait pas, on n'a que des objets de parure isolés, mis au jour dans les décombres des sites habités, tandis qu'il y a un matériel abondant et varié de formes dans les tombes richement équipées de Haute Egypte ancienne. Ce sont, en premier lieu, des colliers de coquillages marins et des perles façonnées dans la coquille d'actifs d'autruche, dans de la cornaline et d'autres matériaux. On trouve aussi fréquemment des aiguilles, des pendentifs et des peignes en os, en ivoire et en écaille de tortue. Des objets usuels ont été traités avec tant d'art qu'il faut les considérer comme des pièces d'apparat et de prestige ; tels sont les manches d'ivoire ou d'or dont sont pourvus les couteaux de silex et les têtes de massue, avec scènes en relief. Les palettes de schiste sont également des témoins de ce désir d'orner. Elles eurent d'abord des formes simples, en losange, puis ce furent des pièces en forme d'animal. Enfin, des palettes avec scènes en relief, de l'époque de l'unification du pays. Leur fonction originelle comme pierres à broyer le fard est attestée par les découvertes funéraires du Néolithique qui révèlent, dans certains cas, de la peinture à la pâte rouge sur les bras et les têtes des défunts.

L'agriculture en egypte

© Manon de Boisemont 2007