Egypte Akhénaton
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Egypte antique, 18 ème dynastie. Le pharaon Akhénaton ou Amenhotep IV est le neuvième pharaon de la 18 ème dynastie et il a régné de 1355 à 1338. Il est le fils de la reine Tiyi et d' Aménophis III. Il épouse sa cousine Néfertiti. Il est c onsidéré comme l'un des plus grands mystiques de l'histoire de l' Egypte puisqu'il veut imposer à ses sujets la première religion monothéiste connue : le culte exclusif de Aton. Les fidèles n'ont plus besoin de prêtres pour faire l'intermédiaire entre Dieu et les humains. Aton ne sera plus représenté sous les traits d'un homme à tête de faucon mais sous la forme d'un disque solaire. Les rayons du soleil sont terminés par des mains, mains qui tendent la clef de vie aux humains (croix ansée). Aton est le symbole du soleil. Ses rayons « divins » transmettent la vie sur terre. Le nouveau pharaon Akhénaton se fait couronner à Karnak, sous le nom d'Aménophis IV. C'est à 16 ans qu'il monte sur le trône d' Egypte. Il fait fermer les temples d'Amon mais le culte de tous les anciens Dieux sera encore célébré en Egypte. Il abandonne la ville de Thèbes pour fonder une cité nouvelle, sur la rive orientale du Nil et il y fait construire la cité d' Akhetaton où le pharaon et sa cour déménage. Dans le domaine de la construction, Amenhotep IV respecta tout d'abord la tradition de son père. Il fit extraire du grès du Gébel el-Silsila pour « la construction d'un grand obélisque pour Rê-Horakhty en son nom de Shou, qui est Aton », quand il s'identifia à son grand prêtre dans sa titulature royale. Dans le courant de ses cinquième et sixième années de règne, il modifia tous les noms liés à sa titulature sauf son nom de trône « Parfait dans ses manifestations est Rê, l'unique de Rê ». « Horus, taureau puissant aux hautes plumes » devint « Horus, taureau puissant, aimé d'Aton », l'« Horus d'or qui a imposé les couronnes dans Héliopolis du Sud » se transforma en l'« Horus d'or qui annonce le nom d'Aton ». « Fils de Rê, Amenhotep » devint « fils de Rê, Akhénaton » (parfait pour Aton ou agréable à Aton). La restitution phonétique « Akhénaton » ne correspond certainement pas au nom qui devait plutôt se prononcer « Akhanjati ». En Moyenne Egypte, à un endroit « qui n'avait pas de maître », sur un sol vierge donc, le roi marqua, par des inscriptions rupestres, une grande superficie limitée à l'est par l'hémicycle de la montagne et y fit ériger la ville d'Akhétaton, qui signifie « Horizon » ou « Lieu illuminé d'Aton » suivant le désir d'« Aton, mon père qui veut que je fasse cela comme monument pour son nom pour l'éternité ». Ce lieu où se trouvent un sanctuaire et une ville résidentielle dédiés au dieu suprême Aton est connu aujourd'hui sous le nom d'el-Amarna. C'est ainsi que le nouveau centre de gravité, la nouvelle capitale spirituelle et administrative de l' Egypte naquit sur la rive orientale du Nil. Son enrichissement en temples, palais, bâtiments administratifs, villas de fonctionnaires et maisons ouvrières nécessita une douzaine d'années environ. Les falaises de la montagne orientale furent réservées pour y installer les tombes des courtisans ; mais c'est dans un oued éloigné, situé entre les montagnes de l'horizon, le plus loin possible en direction du soleil levant, qu'on choisit l'emplacement de la tombe rupestre du roi. Sa « grande épouse royale bien aimée », Néfertiti, probablement prononcé « Nafteta » signifiant « La Belle est arrivée », donna six filles à Akhénaton. La seconde en âge mourut probablement en couches, d'après une scène gravée dans la tombe royale où l'on voit ses parents tout affligés la pleurer. Akhénaton mit en évidence la présence de sa Première Epouse et de ses enfants de toutes les façons possibles : sa famille l'accompagnait lors de ses visites fréquentes au temple et lors des grandes occasions officielles, comme lors de la présentation du tribut venu de tous les points cardinaux de l'empire. Dans la nouvelle capitale se manifesta aussi désormais l'exclusivisme de la vénération d'Aton, qu'on peut associer seulement avec le dieu solaire Rê - le nom de Rê fut d'ailleurs conservé dans le nom de trône. On représenta le dieu comme un disque solaire avec un uraeus ; ses rayons se terminaient par des mains humaines dispensant la lumière au roi et à sa famille pour leur accorder vie et puissance. Suivant l'ancienne coutume, les offrandes consistaient en viande, volaille, gâteaux, légumes, vin et encens et étaient directement présentées à la lumière solaire sur les autels dans les cours à ciel ouvert des temples. Ce dieu qui donnait la vie non seulement une fois mais aussi continuellement n'avait pas besoin de statue de culte dans le saint des saints mystérieux, ses rayons lumineux étaient efficaces lorsque le dieu était au ciel. L'idée exprimée par l'Hymne à Aton que toute créature était prise en charge par la puissance créatrice universelle du dieu solaire unique aurait dû - du point de vue de l'observateur actuel - provoquer une foi véritablement enthousiaste auprès des habitants du pays. Cependant, l'assujettissement unilatéral de la création à l'aspect diurne de l'astre signifiait que le côté nocturne devait correspondre à l'éloignement de dieu et à la mort.
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© Manon de Boisemont 2007