Agriculture de l'Egypte

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L' agriculture en Egypte ancienne : il est curieux de constater que l'image que les Egyptiens avaient de leur agriculture était différente de l'image qu'en avaient les visiteurs étrangers. Les scribes dépeignent les activités de l' agriculture comme le plus ingrat des travaux manuels de l' Egypte antique pendant que les étrangers s'extasiaient devant cette terre d'alluvions où les plantes semblaient pousser toutes seules. Deux céréales entraient dans la composition du pain et de la bière. U n choix abondant de légumes. Le peuple d' Egypte se nourrissait principalement de pain et buvait couramment de la bière. En agriculture, ils cultivaient les oignons, l'ail, les melons, les pois. Les plus riches consommaient poissons, canards, pigeons, oies, cailles, viande de boucherie. Le paysage de l' oasis du Nil doit largement son aspect aux plantes utilitaires cultivées par l'homme. Les deux espèces de céréales prépondérantes dans l'alimentation de la population furent, dès la protohistoire, l'amidonnier ou blé de Jérusalem (sorte d'épeautre) et l'orge. L'amidonnier est une céréale plus primitive que le blé ordinaire, qui ne fut cultivé qu'à partir de l'époque ptolémaïque. Ces deux céréales entraient dans la composition du pain et de la bière. Les mauvaises herbes qui croissaient anciennement dans les champs étaient les mêmes qu'aujourd'hui. On en a trouvé de nombreux restes parmi les céréales déposées dans les tombeaux. Ce sont, par exemple, des vesces, plusieurs sortes de trèfle, des camomilles, de l'oseille et diverses graminées. Sur des brins d'herbe trouvés dans des tombes, on a également repéré des traces de maladies des végétaux, comme la rouille et le charbon. Outre les céréales, les champs bien irrigués produisaient un choix abondant de légumes. Parmi les légumes secs, nous connaissons les lentilles, les fèves de marais, les pois, les pois chiches, les lupins d' Egypte. Les Égyptiens mangeaient énormément d'ail et d'oignon (égyptien), ainsi que de cette cucurbitacée appelée Mate, et de pastèque. De plus, la laitue, le souchet comestible et peut-être aussi le chou-rave et le radis jouaient également un rôle dans la cuisine. Il est difficile de préciser quelle part de l'alimentation était constituée par l'ensemble des légumes. Elle était certai­nement plus importante en temps de disette. Le Nil pour­voyait les Égyptiens d'une multitude de plantes comestibles sauvages. On consommait le rhizome de papyrus grillé, la châtaigne d'eau et, dès le 9eme siècle av. J.-C. environ, le lotus indien. Dans les régions plus sèches, on récoltait les feuilles du pourpier, de la mauve, et les fruits du câprier. Les mets étaient sûrement épicés d'une foule d'herbes aromatiques. Certaines étaient cultivées, comme le cumin, la coriandre, le fenouil et le cresson alénois ; d'autres étaient importées, comme qui croissait dans des contrées au sud de l' Egypte ; d'autres encore récoltées à l'état s auvage, comme la menthe et le céleri. Plusieurs plantes aromatiques qui nous sont familières, comme le laurier, la marjolaine et le persil, ne furent introduites et cultivées en Egypte qu'à partir de l'époque gréco-romaine. Le paysage de l' oasis du Nil doit largement on aspect aux plantes utilitaires cultivées par l'homme. Les deux espèces de céréales prépondérantes dans l'alimentation de la population furent, dès la protohistoire, l'amidonnier ou blé de Jérusalem (sorte d'épeautre) et l'orge. L'amidonnier est une céréale plus primitive que le blé ordinaire, qui ne fut cultivé qu'à partir de l'époque ptolémaïque.

L'agriculture en egypte

© Manon de Boisemont 2007